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Communiqué de Patricia Tordjman, maire de Gentilly

6 novembre 2018

Les communes mises à mal se rassemblent.

Le 10 novembre prochain, je serai aux côtés des maires et des élus locaux du Val-de-Marne et de toute l’Ile de France, devant l’Assemblée nationale. Je serai partie prenante de ce large rassemblement, toutes tendances politiques confondues, pour défendre nos communes. Pour préserver les services publics et la démocratie de proximité qu’elles font vivre au quotidien.

Depuis cette dernière décennie, les gouvernements successifs affaiblissent nos villes.

En réalisant des économies sur le dos des populations.
Les dotations d’Etat diminuent drastiquement, tout comme les fonds de péréquation censés équilibrer les richesses entre les villes et les territoires. Les dernières réformes, comme celle portant sur les rythmes scolaires, occasionnent des réorganisations et nécessitent des moyens laissés à la charge des communes.
Gentilly accuse ainsi sept millions d’euros de perte en cinq ans. Chaque ville a fait son calcul, tout aussi préoccupant. 
Ce désengagement financier de l’Etat menace la survie de services pourtant essentiels aux habitants : l’action sociale, les accueils de loisirs pour nos enfants, la rénovation des écoles, l’entretien des espaces verts, des équipements sportifs et culturels, le fonctionnement du centre municipal de santé, pour ne citer que ceux-là.
Dans ce contexte, la suppression programmée de la taxe d’habitation qui appauvrira encore un peu plus les communes est une fausse bonne nouvelle pour les gens. 
Parallèlement, l’Etat réduit les emplois aidés utiles à nos associations. Il stoppe les aides octroyées au logement social. Il coupe les subventions à la culture et au sport. Il manque à ses devoirs de police ou encore d’hébergement d’urgence. Ce retrait systématique de l’action publique met en péril la cohésion sociale.

Nos villes populaires sont les premières à souffrir de cette situation.


En cherchant à réduire leur autonomie.

Les réformes successives imposées aux collectivités vont dans le sens d’une centralisation du pouvoir et d’une captation des décisions.
La vision métropolitaine actuelle fait plus cas des besoins des multinationales que des populations qui composent ce territoire. Et les habitants sont sous-informés quant à ses compétences et ses objectifs.
La suppression de la taxe d’habitation met en cause l’autonomie des communes. Et par là même la participation des citoyens à la co-construction d’un projet de ville.
Nous venons d’éviter la confiscation de la dotation d’intercommunalité octroyée aux Etablissements publics territoriaux (EPT) -l’Etat prévoyait de la verser à la Métropole- grâce à la mobilisation des élus.

Cette volonté centralisatrice met à mal la démocratie participative, alors même que les citoyens aspirent à s’impliquer plus encore dans la vie et dans les choix locaux.

Nos communes font vivre la démocratie de proximité, un service public adapté à chaque territoire, aux besoins des populations et valorisant ses atouts. Il nous faut les défendre. Et avec elles, les coopérations de villes que nous avons mises en place ces vingt dernières années et que nous adaptons actuellement à l’échelle de l’Etablissement public territorial (EPT) Grand-Orly Seine Bièvre.
Ce combat, c’est celui de Gentilly, de notre ville, de notre bien commun que nous voulons continuer à partager et à construire ensemble.