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Projet de géothermie

Les Villes d’Arcueil et de Gentilly ont décidé de s’associer avec le Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Électricité et les Réseaux de Communication (Sipperec) et ont lancé une étude en vue de construire une centrale de géothermie et d’alimenter un réseau de chauffage commun.

L’objectif est de développer une énergie locale, propre et renouvelable, dont les coûts sont maîtrisables, pour chauffer une grande partie des logements collectifs et des bâtiments publics ou tertiaires des deux villes.

Encore peu connue aujourd’hui, la géothermie représente un potentiel considérable puisqu’elle associe performance énergétique et économique.

Avec l’envolée des prix de l’énergie (électricité, gaz, fuel), de nombreuses familles rencontrent des difficultés pour payer leurs factures. Le chauffage représente aujourd’hui le plus gros poste de la consommation énergétique des ménages (74 %). Toute personne devant consacrer plus de 10 % de son revenu disponible au paiement de ses factures d’énergie est en situation de précarité énergétique.

Ce projet innovant marque donc la volonté d’apporter une solution durable pour les habitants, confrontés à l’envolée des prix des matières premières énergétiques.

Le montant total des investissements est estimé autour de 32 millions d’euros. L’opération bénéficiera de financements de l’État, de la Région Île-de-France et de l’Europe.

Si les travaux initiaux sont coûteux, l’eau chaude puisée en sous-sol sera gratuite. L’objectif est d’obtenir un coût de la chaleur géothermique inférieur d’au moins 5 % au prix payé actuellement par les futurs « abonnés » du réseau de chaleur.

Une énergie locale, propre et disponible. Aujourd’hui, la pollution engendrée par le chauffage représente environ un quart des émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

À l’inverse, la chaleur terrestre utilisée par la géothermie ne produit pas d’émission de CO2 et l’exploitation de cette chaleur nécessite peu de combustibles fossiles.

À la différence des énergies fossiles, la chaleur du sous-sol est présente en Île-de-France et en particulier dans le Val-de-Marne. Des villes voisines utilisent déjà la géothermie comme Fresnes, Chevilly-Larue, Cachan et L’Haÿ-les-Roses.

L’énergie géothermique est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Contrairement à d’autres énergies renouvelables, la chaleur ne nécessite pas de stockage spécifique (le sous-sol sert de stockage) et ne dépend pas des conditions atmosphériques (soleil, pluie, vent). La production d’énergie géothermique est de ce fait fiable et continue.

Le chauffage d’un quartier ou d’un ensemble d’immeubles groupés s’effectue grâce à un réseau de canalisations dédiées au chauffage qui va distribuer
la chaleur au pied de chaque bâtiment ou de chaque groupe de bâtiments....et de chauffer l’eau sanitaire.
Si le niveau de température de l’eau est suffisant après satisfaction des besoins en eau chaude sanitaire, elle peut alimenter les besoins en chauffage selon un mécanisme de « cascade ». En période estivale, où le chauffage n’est pas nécessaire, il est possible de satisfaire l’ensemble des besoins en eau chaude sanitaire des « abonnés » du réseau de chaleur.

La géothermie consiste à exploiter la chaleur naturellement contenue dans le sous-sol de la Terre, pour produire de l’électricité ou de la chaleur.

                                                                                         Pour amener l’énergie à la surface, il faut extraire l’eau chaude accumulée dans la terre. La méthode consiste à utiliser deux puits pour aller chercher l’eau chaude dans une couche de la terre appelée « le dogger ».

 • Le premier puits dit « de production » va servir à puiser l’eau naturellement chauffée à environ 70°C dans le sous-sol, à une profondeur pouvant aller jusqu’à plus de 1 600 m. Elle sera acheminée puis sa chaleur sera transmise à l’eau du circuit de chauffage.
• Le second puits dit « de réinjection » va servir à réinjecter l’eau dans la nappe du dogger située dans le sous-sol des villes d’Arcueil et Gentilly. Une chaufferie d’appoint complétera le dispositif, pour assurer la totalité des besoins du réseau, ou en cas de secours.

À noter : L’eau du sous-sol est bien trop corrosive pour circuler dans les tuyaux qui alimentent les bâtiments. Elle transmettra sa chaleur à travers un échangeur à l’eau du circuit de chauffage.

Qui sera raccordé au réseau de chaleur ?
La centrale sera localisée à Arcueil, à proximité de l’autoroute A6. Le réseau de chaleur associé (étendu sur presque 11 000 m de canalisations) couvrira les besoins énergétiques d’environ 9 000 logements collectifs, équipements publics (écoles, complexes sportifs, mairies, etc.) et entreprises sur les deux communes.

La géothermie devrait assurer entre 60 et 70 % des besoins annuels du réseau. Des chaufferies d’appoint semi-centralisées permettront de fournir le complément des besoins de chauffage.

L’habitat individuel ne pourra pas être raccordé au réseau pour des raisons de viabilité économique.

Les étapes du projet

Depuis février 2011 : finalisation des études technico-économiques pour s’assurer de la faisabilité du projet, déterminer la localisation du site de forage et recenser les logements et abonnés potentiels du futur service.

Mercredi 16 novembre : réunion publique pour présenter les enjeux du projet aux Gentilléens et aux Arcueillais.

Deuxième semestre 2013 : démarrage des travaux de forage pour une durée de 4 mois.

Fin 2013 : début de la construction du réseau de chaleur à proximité de la centrale de géothermie. Les travaux s’étendront progressivement pour irriguer les quartiers concernés des villes d’Arcueil et de Gentilly.

Fin 2015 : mise en service de la centrale et du réseau de chaleur. n Géothermie


Depuis février 2011, différentes études technico-économiques ont été entreprises pour s’assurer de la faisabilité du projet, déterminer la localisation du site de forage, vérifier la température et le débit, recenser les logements et abonnés potentiels du futur service, déterminer les coûts d’investissement et le niveau de prix de revente de la chaleur.

Une enquête publique sera lancée avant la fin 2011 pour permettre un démarrage des travaux mi 2013. Ces travaux de forage dureront 4 mois, le temps nécessaire pour creuser profondément dans le sol.

La construction du réseau de chaleur commencera au dernier trimestre 2013. Elle débutera à proximité de la centrale de géothermie, puis s’étendra petit à petit, pour irriguer progressivement les quartiers concernés des villes d’Arcueil et de Gentilly.

La mise en service de la centrale et du réseau de chaleur sont prévus pour fin 2015.


- « L’exploitation géothermique induit-elle un risque sur la nappe phréatique et donc sur l’eau potable ? » NON. La nappe exploitée ici l’est à une profondeur bien plus importante que pour l’eau potable. Le forage est conçu pour être complètement hermétique à la nappe phréatique (épaisseur accrue des canalisations). Ce point est contrôlé par la DRIEE* (ex DRIRE) .

- « Combien de temps les travaux de voirie vont-ils durer ? » Les travaux de forage sont prévus sur une durée de 3 mois. Les travaux pour la réalisation des réseaux vont durer quelques semaines par secteur concerné.