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Réforme des rythmes scolaires

Le Conseil municipal du 31 janvier 2013 a approuvé à l’unanimité le report à la rentrée 2014 de l’organisation de la semaine de quatre jours et demi. La municipalité souhaite prendre le temps de construire avec les parents, l’Éducation nationale et le mouvement associatif un projet éducatif partagé qui place l’enfant et sa famille au cœur des priorités.

La modification des rythmes scolaires est le 1er acte des mesures annoncées par le Gouvernement dans le cadre du projet de refondation de l'école. L’objectif : réduire les difficultés d’apprentissage liées à des journées de classe trop chargées. Actuellement,  les élèves français ont les journées les plus longues avec 6h d'enseignement sur  144 jours (moyenne pour les élèves européens : 187 jours).

Que prévoit le décret pour les enfants scolarisés en maternelle et en élémentaire?

  • Répartir les 24h actuelles d’enseignement sur 9 demi-journées (au lieu de huit) sur la base de 36 semaines.
  • Limiter une journée d'enseignement à  5h30 maximum (3h30 pour la demi- journée).
  • Instaurer une pause du midi à 1h30 minimum.


Afin de ne pas bouleverser l'organisation des familles, cette réduction du temps scolaire implique une augmentation du temps périscolaire géré par les communes (en plus des activités périscolaires déjà existantes). Concrètement, cela se traduit par la prise en charge par les villes de trois heures hebdomadaires d’activités éducatives supplémentaires.

De nombreuses interrogations en suspens

A Gentilly, le rajout d’une demi-journée d’enseignement et la diminution de la journée scolaire auront des répercussions sur les structures qui proposent des activités le mercredi matin (centres de loisirs, CMIS, Conservatoire, associations sportives et culturelles,  journée en centre de vacances à Bourron Marlotte, etc.). Cela aura également des incidences sur l'encadrement des activités,  les modalités d'inscriptions et d'accueil  durant les temps partagés entre l'Education nationale et la Ville, la disponibilité des locaux au sein de l'établissement scolaire, l'organisation du temps de travail des acteurs du temps de l'enfant (Atsem, animateurs, agents de services…), les plannings d'entretien et de maintenance des écoles, l'alternance entre activités gratuites et payantes….  

Les conséquences sur le budget de la Ville seront importantes puisque la dépense minimum  supplémentaire évaluée par des associations d’élus est de 150 euros par élève et par an. A Gentilly, la facture pourrait s’élever à 230 000 €/an pour les 1510 élèves gentilléens scolarisés. Alors que l’Etat s’apprête à diminuer sa dotation globale aux collectivités, les quelques aides prévues pour celles qui appliqueront la réforme dès 2013 ne sont pas à la hauteur. « Cette réforme, qui fait peser sur les collectivités une charge importante, risque d’accroître les inégalités puisque les villes riches auront plus de possibilités que les villes pauvres » souligne Pascal Brand, maire-adjoint à l’enseignement.

En choisissant le report à la rentrée 2014, la Municipalité se donne davantage de temps pour  mettre en œuvre une nouvelle organisation, tout en gardant le cap de ses ambitions éducatives.

« Nous travaillons depuis plusieurs mois avec les services socio-éducatifs et avons informé les conseils d’école mais nous souhaitons associer tous les acteurs du temps de l’enfant (parents d’élèves, enseignants, associations, etc.) à la construction d’un projet éducatif partagé. L’objectif est que, tous ensemble, nous offrions toutes les chances à chaque enfant de devenir un citoyen épanoui, libre et autonome, capable de prendre place dans la Société et de devenir acteur de son évolution » a précisé Pascal Brand, lors de son intervention au Conseil municipal.